Mes lectures du mois :

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Ensemble c'est tout d'Anna Gavalda :

 "…Non, ne pleure pas… Tiens, prends mon mouchoir, petite fille… Mais il y a une chose que je dois te dire : les gens qui s'arrêtent de parler deviennent fous. Chu Ta, par exemple, je ne te l'ai pas dit tout à l'heure, mais il est devenu fou et très malheureux aussi… Très, très malheureux et très, très fou. Il n'a retrouvé la paix que lorsqu'il était un vieillard. Tu ne vas pas attendre d'être une vieillarde, toi, n'est-ce pas ? Dis-moi que non. Tu es très douée, tu sais ? Tu es la plus douée de tous les élèves que j'aie jamais eus, mais ce n'est pas une raison, Camille... Ce n'est pas une raison… Le monde d'aujourd'hui n'est plus comme celui de Chu Ta et tu dois te remettre à parler. Tu es obligée, tu comprends ? Sinon, ils vont t'enfermer avec de vrais fous et personne ne verra jamais tous tes beaux dessins… "

" Ce livre ne raconte rien d'autre qu'une histoire d'amour. Une histoire d'amour entre quatre éclopés de la vie. Camille, Franck, Philibert et Paulette. Des bons à rien, des cabossés, des cœurs purs. Quatre allumettes placées ensemble au-dessus d'une flamme. Et, pfiou… Tout s'embrase. " Anna Gavalda

3eme livre de cet auteur, j'avais beaucoup aimé" l'échappé belle", refroidie par "je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part", avec "ensemble c'est tout" j'ai plongé dans l'histoire, je me suis attachée à tous les personnages, les ai tous aimé, une super belle histoire d'amour, j'ai été longue à le prendre entre mes mains (publication de 2005) mais à peine ouvert, je l'ai dévoré !

Et puis Paulette de Barbara Constantine :

"Ferdinand vit seul dans sa grande ferme vide. Et ça ne le rend pas franchement joyeux. Un jour, après un violent orage, il passe chez sa voisine avec ses petits-fils et découvre que son toit est sur le point de s’effondrer. À l’évidence, elle n’a nulle part où aller. Très naturellement, les Lulus (6 et 8 ans) lui suggèrent de l’inviter à la ferme. L’idée le fait sourire. Mais ce n’est pas si simple, certaines choses se font, d’autres pas… 
Après une longue nuit de réflexion, il finit tout de même par aller la chercher. 
De fil en aiguille, la ferme va se remplir, s’agiter, recommencer à fonctionner. Un ami d’enfance devenu veuf, deux très vieilles dames affolées, des étudiants un peu paumés, un amour naissant, des animaux. Et puis, Paulette…"

Une nouvelle histoire avec Paulette ! Amusante, un peu trop utopique, naïve à mon goût, mais aucun chapitre " n'est vide", je ne m'imagine pas vivre avec la bande de Ferdinand, mais ils m'ont amusés,  je m'y suis attachée, et je l'ai attendue Paulette, au fils des pages...

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Pourquoi j'ai mangé mon père de Roy Lewis :

Quatrième de couverture

" Ta saloperie de feu va vous éteindre tous, toi et ton espèce, et en un rien de temps, crois-moi ! Yah ! Je remonte sur mon arbre, cette fois tu as passé les bornes, Edouard, et rappelle-toi, le brontosaure aussi avait passé les bornes, où est-il à présent ? Back to the trees ! clama-t-il en cri de ralliement. Retour aux arbres ! "

Je n'ai pas pu le terminer...

Jours sans faim de Delphine de Vigan :

"Cela s'est fait progressivement. Pour en arriver là. Sans qu'elle s'en rende vraiment compte. Sans qu'elle puisse aller contre. Elle se souvient du regard des gens, de la peur dans leurs yeux. Elle se souvient de ce sentiment de puissance qui repoussait toujours plus loin les limites du jeûne et de la souffrance. Les genoux qui se cognent, des journées entières sans s'asseoir. En manque, le corps vole au-dessus des trottoirs. Plus tard, les chutes dans la rue, dans le métro, et l'insomnie qui accompagne la faim qu'on ne sait plus reconnaître.
Et puis le froid est entré en elle, inimaginable. Ce froid qui lui disait qu'elle était arrivée au bout et qu'il fallait choisir entre vivre et mourir."

Emprunté à la bibli à la va vite, depuis que j'entendais parler de De Vigan, je voulais lire un de ses livres, déçue quand j'ai découvert qu'il était sujet d'anorexie,  sujet que je connais un petit peu, je n'avais absolument pas envie de subir un exposé "moralisateur" sur le sujet, le livre étant petit, je me suis laissée le découvrir, et j'y ai lu de belles histoires de femmes, les rapports ente les patients, les relations ambigues patients soignants, beaucoup de pudeur, la maladie y est bien décrite, bien dosée.